Roman Jbanov

 

jbanovNé en Ukraine, il commence l’accordéon dès l’âge de 6 ans. Très vite il remporte de nombreux prix dans tous les concours nationaux de son pays. Lauréat du conservatoire de Novosibirsk, il obtient le Prix de la Culture et des Arts pour les programmes de ses concerts. De Saint-Petersbourg à Pékin, il joue en soliste avec le Grand Orchestre Populaire Russe sous la direction de V. Gousev.

Lautéat de grand concours internationaux, il opte pour la France et la pédagogie moderne de Jacques Mornet. Depuis Roman Jbanov œuvre pour faire découvrir toutes les finesses de l’Accordéon de Concert à travers toutes les musiques adaptées ou écrites pour l’accordéon de J.S. Bach au folklore russe.

 

 

 


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Maurice Larcange

 

larcangeQuelle gageur de résumer en quelques lignes la vie et l'extraordinaire carrière de ce géant de l'accordéon, roi du musette, grand chef d'orchestre du XXe siècle.

Grâce à ses innombrables succès enregistrés pour le monde entier, nos arrières petits enfants danseront encore longtemps.

Né près de Valenciennes, Maurice LARCANGE a poursuivi ses études musicales à la dure école de son père Emile, professeur.

Courageux, ambitieux, dès son jeune âge Maurice empoigne la vie et exerce mille métiers avant d'être consacré vedette. Il ne s'arrête pas en si bon chemin et devient un artiste de réputation internationale de la radio, de la télévision et du disque.

Tournées à travers la France et enregistrements se succèdent. La grande consécration commence alors avec l'enregistrement d'une collection de prestige consacrée aux plus grands auteurs et compositeurs de notre époque et distribuée dans 84 pays.

Le talent de Maurice, mis au service des merveilleuses compositions de ces grands artistes ainsi que les musiciens et choristes du London Festival Orchestra font naître un climat musical d'une finesse et d'une chaleur incomparables. Il obtient le Grand Prix du Disque de l'Académie Charles Gros.

«Best-Seller» à l'étranger, des disques sont sélectionnés par le Ministère des Affaires culturelles pour être diffusés dans toutes les ambassades du monde entier.

On lui doit de nombreux succès pour l'accordéon, tel que: PISTONNETTE - LA MARCHE DES FOOTBALLEURS - LA GRANDE VALSE - CAPRICIEUSE - LOOK MUSETTE» etc... et les chansons: GENERATION MUSETTE - PARIS MUSIQUE PARIS MUSETTE - SUR UN AIR DE ROMANCE» avec Pascal Sevran, etc... plus de 1100 compositions enregistrées à ce jour.

Depuis 1989, il oeuvre sans relâche pour la jeunesse afin de préparer le nouveau paysage de l'accordéon en créant le mouvement des PRODIGES DE L'ACCORDEON.

Ce qui caractérise Maurice LARCANGE, c'est sa générosité. Générosité au plein sens du terme, généreux il l'est ; dans l'effort, dans le travail - généreux, il l'est avec ses proches, avec ses amis - généreux, il l'est dans la vie, dans sa vie, ce qui lui a valu son surnom affectueux de MOMO.

On pourrait vous parler de son talent, à quoi bon ? Tous ceux dont l'honnêteté musicale n'est plus à prouver l'on reconnu depuis longtemps. MOMO n'a finalement qu'un seul handicap, celui d'être constamment en avance sur son époque.

On souligne aujourd'hui, en toute sincérité, le mérite de cet homme qui, par conviction et par amour de son métier, a su donner beaucoup de sa personne dans le domaine pédagogique à l'échelle nationale. Il ne le dira pas lui-même par pudeur et par modestie, mais les jeunes accordéonistes lui doivent beaucoup.

MOMO n'a pas ménagé son temps pour les découvrir à travers la France afin de les conseiller dans leur évolution, de les encourager dans leur interprétation et même de les stimuler dans leurs créations. Pour tous ces jeunes, il a été l'homme de la Providence, en créant «Les Petits Prodiges de l'Accordéon».

Quelques uns d'entre eux sont d'ailleurs devenus «Vedettes à par entière» en France comme à l'Etranger et ont même obtenu de nombreuses distinctions (deux Médailles d'Or de la SACEM, plusieurs coupes, diplômes, Grand Prix et sept coupes Mondiales).

Son fils Michaël mérite également un coup de chapeau car il a su faire l'amalgame entre les chansons d'hier et d'aujourd'hui dans des arrangements judicieux adaptés au goût du jour, donnant ainsi une seconde jeunesse aux anciens succès !

Maurice LARCANGE n'est donc pas étranger au renouveau du musette en France ; c'est un ardent défenseur de l'accordéon et de la Chanson Française et s'il a réussi à être un des meilleurs parmi les meilleurs en plus de ses qualités artistiques, c'est grâce à son travail, à sa persévérance et à sa détermination. Il a permis à cet instrument d'acquérir, auprès de public, la place qu'il mérite.

Il meurt le 14 septembre 2007 à l'âge de 77 ans du cancer.


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Bruno Lorenzoni

 

lorenzoniBruno Lorenzoni commence ses études musicales à 3 ans, passe son premier concours à 4 ans et demi, et chose exceptionnelle pour un enfant de cet âge, obtient un premier prix de lecture à vue, du jamais vu dans l'histoire de l'accordéon à ce jour!

La presse, unanime, ne tarit pas d'éloges.

Paris-Soir : «le nouveau monde est détroné, le plus jeune champion accordéoniste n'est pas américain mais bien français, il se nomme Bruno Lorenzoni et n'a que 4 ans».

Le Petit Journal : «Un petit prodige qui émeut jusqu'au plus profond de l'âme, serions-nous en présence d'un second Mozart ?».

Le Petit Parisien : «Bruno Lorenzoni fut la grosse attraction du concours, voilà un petit accordéoniste qui promet...»

Voyant en lui un grand musicien en herbe, ses professeurs, qui n'estimaient pas l'accordéon, font tout pour lui faire changer d'instrument, Bruno apprend donc le violon, tout en restant fidèle à l'accordéon.

Les grands Prix et récompenses se succèdent :

  -  Premier Prix du Roi de Belgique
  -  Premier Prix au Concours Mondial de Paris
  -  Grand Prix du Président de la République

Il se perfectionne en étudiant l'harmonie, la fugue et le contrepoint tout en travaillant son instrument.

Première composition à l'age de 8 ans, il est admis à la SACEM à 16 ans.

Il compose des musiques de film, 34 indicatifs d'émissions télévisées dont les plus connues :
Camion stop, Le Schmilblic, Tout s'achète, L'image est à vous, Tournez manèges, Les jeux de vingt heures, Les petits papiers de Noël, ...

À travers ses enregistrements, très variés dans les styles, on ressent nettement sa sensibilité musicale, une grande technique et un sens profond de l'improvisation.

À la tête d'une formation idéale de huit musiciens, Bruno Lorenzoni anime régulièrement concerts, soirées dansantes et galas...


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La famille Péguri - Félix & Charles

 

peguri1872 - Félix Péguri s'installe à Marseille ou va naître Charles.

1890 - La famille vient à Paris au 61 rue de Flandre puis au 45 rue de Tanger.

Charles est inventeur, fabricant, musicien, compositeur....à 12 ans il améliore le diatonique de son père. Puis il quitte la maison paternelle et se retrouve chez Bouscatel. De cette rencontre va naître le style musette. C'est la grande époque de la rue de Lappe. La famille se réunit avec les amis aux noms prestigieux (Vacher, Casimir, Narcisse ...). Ils gravent disques sur disques et font l'histoire de l'accordéon parisien.

Plus qu'une simple biographie, un ouvrage complet serait nécessaire pour parler des Péguri.

 


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Astor Piazzolla

 

piazzollaPiazzolla explique l’histoire du tango, et son rôle dans celle-ci, en la divisant en plusieurs courants. Le tango argentin traditionnel (depuis 1880), le «grotesque tango hollywoodien de Rudolf Valentino, terminé par un ‘olé’ espagnol», le tango dansant créé par Anibal Troilo qui date de 1940 «quand tout Buenos Aires s’habillait, parlait, et marchait comme un tango.» «Et quand je suis arrivé en 1954, un tango différent apparût, intellectuel, un tango qui n’était pas chanté ni dansé, c’était un tango pour penser.»

Le Tango Nuevo est apparu en 1954 et résume toutes les expériences musicales de Piazzolla à cette époque, il choqua les traditionalistes. C’était le résultat d’une éducation classique, d’un intérêt pour la musique folklorique de son pays, le jazz et toutes les autres influences qu’il amassa tout au long de sa vie très cosmopolite.

Il est né en 1921 à Mar del Plata, Argentine, de parents immigrés Italiens. De 1924 à 1937 il vécut à New-York avec sa famille et débuta des leçons de piano avec Bela Wilda (un des élèves de Rachmaninov) qui arrangea également des compositions de Bach pour bandonéon, un instrument que le jeune Astor se vit offrir par son père à l’age de neuf ans. Bientôt, le jeune bandonéoniste voulut attirer l’attention de Carlos Gardel, le plus grand nom de l’époque dans le monde du tango. Ils collaborerons sur la partition de «El dia que me guieras» et ceci marquera le début de la longue carrière de Piazzolla comme compositeur de musique de film, une carrière qui compta une cinquantaine de projets. Il est intéressant de noter qu’il refusa deux offres intéressantes : en 1935 l’invitation de Gardel de déménager à Hollywood, et, en 1972 l’offre de Bertolucci pour le «Dernier Tango à Paris». En 1937 il retourna à Buenos Aires et rejoignit le cercle musical de la ville. Il pris contact avec deux personnes particulièrement importantes pour son évolution : Alberto Ginastera avec qui il commença à étudier la composition en 1940, et Anibal’Pichuco’Troilo, bandonéoniste et leader d’un orchestre célèbre. Ce dernier était la grande idole de Piazzolla et il eut l’habitude de jouer avec lui jusqu’en 1946 quand il forma son Orquesta Tipica, à cette époque, encore traditionnel.

1954 fut l’année du déclenchement de sa carrière : après avoir gagné plusieurs prix de compositions et terminé ses études de direction d’orchestre avec Hermann Scherchen, il alla étudier la composition à Paris, sponsorisé par le gouvernement français. Sa tutrice sera Nadia Boulanger, la fameuse compositrice et pédagogue. Il arriva, selon ses propres dires, avec «50 - 60 kilos»(!) de musique symphonique, de chambre et pour piano mais elle lui conseilla (et cela s’avéra crucial) de construire son propre style sur la tradition du tango qu’il pourrait enrichir de toutes les autres choses qu’il connaît, et d’abandonner la musique ou il y a «du Bartok, du Stravinski, du Hindemith et pas de Piazzolla».

Une autre grande influence fut le fait que Paris était à l’époque la capitale mondiale du jazz et Piazzolla eut des contacts avec de nombreux musiciens célèbres. Il fut particulièrement impressionné par Gerry Mulligan (saxophoniste baryton) avec qui il collabora en 1974, et le vibraphoniste Gary Burton avec qui il joua au festival de jazz de Montreux en 1986.

De retour en Argentine il forma l' 'El Octeto de Buenos Aires'. Il présenta son nouveau tango et rencontra une totale désapprobation des tangueros qui n'y perçoivent qu'une ridiculisation de leur tango national. Il devint l'objet de menaces et d'intolérance, jusqu'a le mettre physiquement en danger. Personne ne l'épargna, pas même Jorge Luis Borges qui un soir après avoir écouté une partie de son concert se leva et hurla a son collègue Ernesto Sabato «Partons, parce que ce soir on ne joue pas de tango ici» (Piazzolla ne le prit pas mal car quelques années plus tard il composa plusieurs thèmes sur une sélection de poèmes de Borges).

En 1960, il forma le Quinteto Nuevo Tango (bandonéon, violon, piano, guitare électrique, contrebasse), probablement son meilleur groupe.

En 1963 il reçoit le prix Hirsch et compose «3 Movimientos Sinfonicos» que Paul Klecki dirige la même année.

À la fin de 1967 Astor Piazzolla écrit avec le poète Horacio Ferrer l’opérette «Maria de Buenos Aires» qui fut montée et enregistrée l’année suivante. Ensuite toujours avec Ferrer, commence une nouvelle étape pour Piazzolla, le tango chanté : il compose en 1969 une série de Ballades et Préludes. Il participe à la fin de cette même année au Premier Festival de la chanson de Buenos Aires, et sa chanson «Balada por loco»(ballade pour un fou) interprétée par Amelita Baltar, se révèle comme étant le plus grand succès de l’année et bat tous les records de vente de disques.

À partir de ce moment, le phénomène Piazzolla commence à prendre des dimensions particulières, transformant ses succès de foules, consacrant sa musique comme une authentique expression de Buenos Aires. En Mai 1971, il compose avec Horiaco Ferrer «El Pueblo Joven» ( le Jeune Peuple), oratorio pour Bandonéon soliste, chanteuse, récitant, ballet, chœurs orchestre à Cordes et 3 percussions. Cette œuvre recevra sa Première mondiale en Décembre 1971 à la TV de Sarrebruck. En février 1972, Prix de la chanson au ONDA NUEVA FESTIVAL de Caracas avec «La Primera Palabra» chantée par sa femme Amelita Baltar.

Dans les années 70, Piazzolla commença à se construire une carrière européenne. Il commença par le pays de ces ancêtres en donnant une série de concert à l'institut Italo-Latino Américain de Rome. Il ne reçut la reconnaissance du publique que dans les années 80. Les plus grands noms du jazz contemporains (Joe Zawinul, Pat Metheny) le salut comme l'un de leur musicien favoris et Grace Jones atteint l'apogée de sa carrière grâce a son Libertango (I've seen that face before). Il passa presque la totalité de ses dernières années à Buenos Aires ou il mourut le 4 Juillet 1992 d'une attaque cardiaque.


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